Thanksgiving aux USA : mon expérience !

Pour cet article je me suis dit que j’allais vous partager une expérience personnelle, celle de Thanksgiving. Parce que bon, on en entend souvent parler, on voit parfois dans des films des scènes se déroulant pendant cette fête, mais vu qu’on ne le fait pas en France, on se demande parfois (et moi la première) si c’est vraiment comme à la télé !

Thanksgiving à San Francisco : Mon expérience

Thanksgiving : un petit rappel

Vu qu’on ne le fête pas en Europe, il est probable que vous connaissiez le nom sans vraiment savoir à quoi correspond cette fête. Voici un petit rappel :

« L’Action de grâce » a lieu le 4ème jeudi de novembre aux Etats-Unis et est une tradition chère au coeur des Américains (autant, voire plus parfois, que leur fête nationale !). En effet, c’est une fête familiale, qui rassemble les gens autour d’une table, un point de départ des fêtes de fin d’année, et plus important, elle est au-delà de tout clivage politique ou religieux. Peu importe la religion et les croyances, chacun peut se retrouver autour du repas. Ceci dit, le premier Thanksgiving en 1621 visait à remercier les Indiens qui étaient venu en aide aux premiers pèlerins et colons et aujourd’hui, les Américains continuent de remercier Dieu d’avoir favorisé l’installation des premières colonies…

C’est devenu un jour de fête nationale en 1863 sous Abraham Lincoln et déclaré « Legal Holiday » en 1941 par le Congrès.

On y mange une dinde, car c’est l’animal qui aurait figuré au menu du tout premier Thanksgiving. Chaque année, le président des Etats-Unis en gracie une, tradition qui remonte à Kennedy, qui en avait gracié une par compassion.

Au Canada, l’Action de grâce a lieu le 2ème lundi d’octobre. Traditionnellement, elle célèbre les récoltes et les bonheurs reçus pendant l’année. Aux Etats-Unis, ce 2ème lundi d’octobre correspond au Christopher Columbus Day.

On fête également Thanksgiving au Libéria (1er jeudi de novembre), sur l’île Norfolk (dernier mercredi de novembre), dans les îles Salomon (le 26 décembre), à Grenade (le 25 octobre), à Leiden (aux Pays Bas, le 4ème jeudi de novembre), à Sainte Lucie (le 1er lundi d’octobre), à Puerto Rico (4ème jeudi de novembre), en Grande Bretagne (non officielle, mais certaines familles suivent ce rite américain).

Le Black Friday

Le « Vendredi noir » a lieu le lendemain du repas de Thanksgiving et marque le coup d’envoi de la période frénétique des achats pour les fêtes de fin d’année. Pour l’occasion, les commerçants appliquent des soldes monstre et les magasins sont envahis par la foule avide de bonnes affaires. Un premier jour de soldes en France puissance mille en fait… Certains grands magasins (type Target, Macy’s, etc…) ouvrent même à minuit pour l’occasion (et il y a du monde !).

En Europe, le Black Friday a d’abord été célébré par les enseignes en ligne (je n’aime pas citer de nom, mais pour l’exemple, Amazon !). Mais depuis 2 ans environ, les grandes enseignes (type Carrefour, Auchan, etc…) en France se lancent dans des soldes estampillées Black Friday.

Ma « Friendsgiving » party

En 2015, je n’avais rien de prévu pour Thanksgiving, je pensais simplement profiter de mon weekend de 4 jours pour explorer encore plus de coins méconnus de San Francisco et surtout éviter les magasins le jour du Black Friday (je n’ai pas peur de la foule mais l’hystérie pour acheter des bottes ou une machine à laver avec 10 000 personnes autour, très peu pour moi 🙂 )

Mais c’était sans compter sur mon collègue qui, apprenant la « triste » nouvelle de ma solitude pour Thanksgiving (alors que, vraiment, je le vivais très bien !) s’est empressé de m’inviter à sa soirée. Bon sur le coup, j’avoue, j’étais un peu gênée : aller chez un collègue que t’as vu 2 fois en 2 semaines c’est bizarre, et puis bon, s’incruster à Thanksgiving quoi… mais bon, je n’ai pas osé refuser, sachant que je n’avais pas de bonne raison à invoquer, donc j’ai dit oui.

Et j’ai vachement bien fait ! Même si je ne connaissais personne, j’ai passé une soirée sympa, on a (beaucoup) (trop) bien mangé (donc ce n’est pas une légende) et … avant d’attaquer les plats, on a fait un tour de table pour que chacun dise à tout le monde pour quoi il était « thankful » (reconnaissant) (donc ça non plus, ce n’est pas une légende !). Perso, rien que le fait d’être là, d’être à San Francisco et de vivre cette expérience était une raison d’être « thankful », et même si je n’ai pas besoin d’une journée en particulier pour m’en rappeler, c’est bien de le dire et de le reconnaître 🙂

Le plus d’un Thanksgiving, à mon sens, c’est que cela a tous les avantages de Noël (la bouffe, la famille et / ou les amis, la convivialité, une bonne soirée …) sans les cadeaux et tout le stress qui va avec (« j’ai oublié d’acheter un truc pour tonton René », « Eh mince y’a Trucmuche qui vient, je sais jamais quoi lui offrir, il n’aime rien » ahahah !). Finalement, à part la nourriture (et tout ce que les magasins essaient de vous refourguer en ustensiles de cuisine), ce n’est pas une fête « commerciale dans l’âme » comme peut l’être Noël ou même Halloween (en tout cas ici). J’ai eu l’impression qu’il y avait vraiment quelque chose en plus, à moins que ce ne soit l’attrait de la nouveauté.


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Stéphanie

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